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Cour du Maroc un jardin prometteur |
Le quartier qui va accueillir le jardin de la Cour du Maroc est l’un des quartiers les plus défavorisé de la capitale. Il est constitué d’immeubles branlants, plus que défraîchis, accrochés à de maigres trottoirs qui ont du mal à écouler la foule innombrable qui peuple ce quartier. C’est dire, si le jardin qui va prochainement s’ouvrir ici, est un besoin vital. Car ce projet amène non seulement l’espace vert nécessaire à chaque citoyen de la capitale, mais il redynamise l’ensemble du quartier en suscitant de nouveaux programmes immobiliers. Résultat : une forêt de grues se charge de transformer ce quartier ; ZAC Pajol, réaménagement de la rue Aubervilliers…
Ce projet de jardin de 4 hectares (42500 m² exactement) jouxte les voies de la SNCF. La force du projet est d’accepter ce côtoiement et d’en tirer profit. Du coup l’emprise devient partie prenante du projet, c’est de la lumière et de la clarté qui est apportée au jardin. De plus, il faut dire, que les voies ferrées ne sont pas si gênantes qu’on pourrait le penser. Les trains utilisant la force électrique, ne polluent pas l’atmosphère, et le bruit ne se produit qu’aux passages des convois.
Le jardin s’organise autour d’une large esplanade propice aux rencontres. On trouvera des jeux pour enfants et des jardins thématiques : un jardin de graminées, un jardin de meulière, un jardin de graviers. On doit la conception du jardin à Michel et Claire Corajoud et la réalisation des édifices à l’architecte Georges Descombes.
La préparation du sol est ici remarquable, une première couche de pierres de lave est disposée de façon plus ou moins régulière pour former des veines de terrains. Elle est ensuite recouverte d’une petite épaisseur de terre. Ainsi va pouvoir croître au dessus une végétation diversifiée. Chaque plante trouvant les conditions qui lui conviendra le mieux.
On a trop souvent favorisé, une vision productiviste de l’espace vert, On importe de la bonne terre, on ajoute des engrais, des amendements pour obtenir une végétation abondante, luxuriante et uniforme. On a sélectionné des variétés florales pour avoir toujours plus de fleurs, plus grosses, plus colorées. Ce dopage végétal est aujourd’hui de plus en plus décrié et on redécouvre les variétés anciennes moins florifères mais beaucoup plus robustes. Le sol n’est plus considéré comme un substrat mais comme un milieu.
Pour revenir au projet de la cour du Maroc on prêtera attention au traitement des différences de niveau. Car, sans s’en rendre compte, on franchit des dénivelés, on découvre des terrasses et des points de vue insoupçonnés. Une belle façon de démultiplier visuellement les mètres carrés disponibles.
Ce projet, dont on nous annonçait la livraison pour novembre 2006, semble avoir pris du retard. Mais est-ce un mal ? En effet, l’inauguration d’un jardin au début de l’hiver, n’est pas forcément judicieuse. De plus exercer un « forcing » auprès des entreprises pour tenir les délais, conduit immanquablement à des travaux bâclés, et à des actions cosmétiques (cf. article sur le jardin du musée du quai Branly)
| Vos réactions
à cet article : |
Posté par : assoul bpou le : 17-03-2008 |
Posté par : assoul le : 17-03-2008 |
c'est pour mieux planer entre ciel et terre, au contact du parc on diminue les doses et un jour on devient jardinier et poète Posté par : lucas le : 17-09-2007 |
ça donne plus de place pour les drogués. Posté par : hourasat le : 20-05-2007 |
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