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Jardins du MACVAL à Vitry |
La première question qui vient à l’esprit quand on découvre le MACVAL c’est pourquoi ici ? Car rendez vous compte, ce musée d’art contemporain, est installé en banlieue et pire, dans une banlieue rouge à Vitry-sur-Seine. Et pourquoi pas en province tant qu’ils y sont ?
Vitry comme toute les villes de banlieue souffre d’avoir grandi trop vite. Il n’y a pas vraiment de centre, les rues importantes sont toutes étroites, les grandes avenues ne sont pas des axes stratégiques et la juxtaposition des constructions de toutes sortes n’arrive pas à constituer un tissu urbain sympathique. La ville est une mosaïque de petits pavillons, de barres, de tours, d’usines et d’emprise ferroviaires très disparate. Alors ajouter un musée d’art contemporain dans ce fatras est-ce raisonnable ?
Implanter cet équipement est un véritable acte politique, qui marque la volonté de mixer au sein d’une ville non seulement les populations mais aussi les équipements et les fonctions.
La réussite du projet se manifeste par un public nouveau qui découvre l’existance d’un territoire qu’il ne soupçonnait même pas, mais aussi par le personnel recruté dans les environs qui fait vivre cet immense paquebot destiné à l’art contemporain.
Cependant le musée souffre encore de ce paris osé, il est difficile à rejoindre en transport en commun
et on l’identifie assez mal au sein du paysage urbain. Mais il bénéficie, à mon sens, d’une qualité architecturale remarquable servie par un jardin tout en nuances conçu par Gilles Vexlard.
Le jardin public transperce le musée par les larges baies vitrées de l’accueil est vient chercher le visiteur depuis la rue. Ce parc est en parfaite harmonie avec le bâtiment conçu par l’architecte Jacques Ripault, il prolonge l’espace d’exposition vers l’extérieur et c’est ainsi plus de 10000 m² qui pourront servir comme lieu d’exposition et d’intervention pour les artistes contemporains.
Le dessin du jardin est limpide, de grandes pelouses géométriques accompagnent les murs du musée, puis elles laissent placent à des espaces de transition qui viennent agrémenter les limites de l’espace public. Ainsi les arbres palissés font échos aux lignes épurées du musée, Une vieille rocaille reprend du service.
On remarque l’attention qui a été aportée au détail avec notamment le travaille sur l’harmonie des couleurs entre la du béton du musée et les choisya ternata plantés en masse.
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