La conception
des jardins et des parcs est une
tâche qui semble à la portée de chacun
c’est en fait un art et une démarche de paysagiste.
Le paysagiste s’attèle a décrypter le
site, le lieu de transformation pour faire naître un
projet. Chaque paysagiste possède sa sensibilité
propre de nature à faire exister et à transformer
en réalité une idée, un concept. Pourtant
le paysagiste n’est pas seulement qu’un
homme de l’art, c’est aussi un connaisseur et
un observateur des phénomènes naturels. De l’utopie
à la réalité c’est cette équation
qui doit être résolue par le paysagiste pour
mener à bien la réalisation d’un parc
où d’un jardin. Aujourd’hui
l’espace de vie convient de moins en moins bien aux
humains qu’il l’occupe on privilégie encore
trop souvent les lieux générateur de bruit,
de circulation, les lieux économiques pour répondre
aux marchés. On oublie trop souvent la qualité
de l’espace. Même la campagne devient une immense
usine de production livrées aux pesticides et aux champs
dimensionnés pour des tracteurs de plus en plus puissants.
Le paysagiste n’est
pas neutre dans cette logique de vitesse, dans cette politique
mondialisée. Le paysagiste reconquière des fragments
de ville pour apporter la nécessaire poésie
utiles aux humains. Une voie de circulation passée
au travers du regard critique du paysagiste devient une rue.
Les centres commerciaux deviennent moins anarchiques. Le travail
à accomplir est énorme. Paysagiste est un métier qui à encore de beau jour devant
lui.
Le paysagiste est amené à collaborer avec les
métiers suivants
paysagiste : urbaniste
paysagiste : architecte
paysagiste : ingénieur
paysagiste : artiste
paysagiste : élus
paysagiste : concepteur
paysagiste : entrepreneur
paysagiste : scénographe
Ces binomes traduisent les multiples facettes de cette profession. |
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Aujourd’hui la formation pour devenir paysagiste est
diversifiée :
Pour devenir paysagiste DPLG, il faut rentrer soit à
l’école de Bordeaux soit à l’école
de Versailles qui délivrent le diplôme.
L’école d’Angers quand à elle permet
d’obtenir un diplôme d’ingénieur
paysagiste.
Texte du paysagiste Thierry Meland
Les grands paysagistes du 19eme siècle
Adolphe Alphand (1817-1891)
Edouard André (1840-1911)
William Robinson (1938-1935)
Gertrude Jekyll (1843-1932)
Henri duchêne (1841-1902)
Comment qualifier le travail du paysagiste : C’est
à la fois un art dans la mesure où il s’agit
de sublimer un lieu et une technique car la conception des
espaces extérieurs est devenue aujourd’hui très
complexe. Le paysagiste se doit de transformer les lieux d’une
manière poétique ainsi il n’est pas rare
de mêler sculpture et végétation. L’art
des jardins est bien un art à part entière,
le paysagiste est à la fois un artiste et un artisan.
D’ailleurs la démarche du paysagiste emprunte
celle de l’artiste. Ne travail-t-il pas dans un atelier
? Ne réalise t-il pas des cartes ou des plans que l’on
a envie d’accrocher aux murs. Le travail avec le végétal
est un exercice qui demande une grande expérience.
cela produit un résultat qui n’est pas achevé
comme avec l’architecture, à la fin du chantier
tout commence, les végétaux poussent, grandissent
et transforme chaque jour l’espace. Un paysagiste possède
la vision de l’espace et surtout la vision de l’espace
associée au temps.
La technique du paysage permet d’embrasser de multiples
domaines, contrairement à ce qui est admis le travail
du paysagiste ne se cantonne pas qu’aux seuls parcs
et jardins. Les paysagistes travaillent avant tout dans les
espaces de la vie courante : parkings, voies, places, abords
de grandes infrastructures. La résidentialisation,
par exemple, fait appel aux compétences du paysagiste,
car lui mieux que quiquonque va pouvoir définir et
créer des espaces adaptée à la vie humaine.
C’est bien l’absence de paysagistes qui à
conduit à créer les non lieux que l’on
connaît aujourd’hui : cités, abords d’autoroutes,
parking de zones commerciales. Bien souvent les promoteurs,
les constructeurs font appel directement à des entrepreneurs
paysagistes qui ont tendance à plaquer un décors
tout fait sans réel considération avec le site.
Un paysagiste aurait pourtant été le bienvenue
pour éviter l’effet Disney Land que l’on
retrouve même aussi au beau milieu de carrefour giratoire.
Ce qu’un paysagiste apporte à un projet est
la garantie de vie du projet dans le temps, l’adéquation
entre les exigences des commanditaires et la réalité
du vivant. Car ce que nous oublions, nous humains de plus
en plus coupé de la nature, c’est notre étroite
relation avec le monde végétale. Sans photosynthèse
pas de vie possible.
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